Auteure - Parolière - Chroniqueuse musicale - Blogueuse - Accompagnement et Promotion artistique

Ce matin au réveil ne subsistaient en moi que l’incompréhension, le dégoût, la tristesse, le choc, la consternation, la nausée. L’envie de se dire que ce n’était qu’un vilain cauchemar aussi. Il n’en est rien. Cet effroyable 7 janvier 2015 a bel et bien existé. Des larmes de sang qui resteront à jamais.
Je vois multitude de témoignages, de dessins, de caricatures, des vagues de soutien, de solidarité, de détresse, de connus ou d’inconnus, s’accumuler. Et, j’ai mal.
Comment une telle cruauté peut-elle exister ? Au nom de quoi, de qui, de quels droits ? Dans quel monde vit-on pour se rendre coupable d’une telle inhumanité ?
Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, Maris, ces hommes morts pour des idées, pour des dessins. Un crayon. Une Kalachnikov… Que l’on soit lecteur ou non de Charlie Hebdo, ces hommes épris de liberté n’ont fait couler que l’encre de leurs crayons, de leur esprit, de leur réflexion, de leur insolence et de leur humour. Ces hommes qui à travers le dessin de leur liberté de penser défendaient la nôtre.
Je pense à ces caricaturistes, journalistes, chroniqueurs, ces policiers, à tous ces hommes et cette femme victimes de cette intolérable exécution. A leurs proches, leurs familles, leurs amis. Je suis Charlie.
Je pense à tous ceux qui chaque jour se battent pour que la liberté de penser, la liberté d’expression et la tolérance puissent exister. Nous sommes tous Charlie. C’est leur liberté, notre liberté à tous qui vient d’être attaquée, foudroyée en son propre cœur.
N’oublions jamais d’être et de rester Charlie. Libre, clairvoyant, indépendant. Debout.
N’oublions jamais d’être et de rester humain, avant tout.
Je suis Charlie, comme vous tous. Aujourd’hui, je n’ai vraiment pas le cœur à rire.
#JeSuisCharlie (7.01.2015)